The Sky’s the Limit: le potentiel d’énergie solaire et éolienne est 100 fois supérieur à la demande énergétique mondiale

Nouveau rapport de CarbonTracker, un think tank comme Carbone4:

Le potentiel solaire et éolien est bien supérieur à celui des combustibles fossiles et peut répondre à plusieurs fois la demande énergétique mondiale, dégageant d’énormes avantages pour la société.

Avec la technologie actuelle et dans un sous-ensemble d’emplacements disponibles, nous pouvons capturer au moins 6700 PWh par an. du solaire et de l’éolien, qui représente plus de 100 fois la demande énergétique mondiale.

Opportunités débloquées

L’effondrement des coûts des énergies renouvelables au cours des trois dernières années signifie que la moitié de ce potentiel technique solaire et éolien a désormais un potentiel économique, et à la fin de la décennie, il sera supérieur à 90%.

Les terres nécessaires aux seuls panneaux solaires pour fournir toute l’énergie mondiale sont de 450 000 km2, soit 0,3% de la superficie mondiale de 149 millions de km2. Cela diffère selon les pays, comme indiqué ci-dessous.

Les humains se spécialisent dans l’extraction d’énergie bon marché, et rapide, comme en témoigne le développement rapide du gaz de schiste. Maintenant, l’opportunité a été débloquée, attendez-vous à une croissance exponentielle continue du déploiement solaire et éolien.

Les barrières techniques et économiques ont été franchies et le seul obstacle au changement est politique. Secteur par secteur et pays par pays, le marché historique des combustibles fossiles est submergé par la marée montante des nouvelles technologies énergétiques. Même les pays où le potentiel technique est inférieur à 10 fois la demande d’énergie, comme indiqué ci-dessous, ont mis au point des approches innovantes de la production d’énergie.

L’ère des combustibles fossiles est révolue

L’industrie des combustibles fossiles ne peut pas rivaliser avec les courbes d’apprentissage technologique des énergies renouvelables, de sorte que la demande diminuera inévitablement à mesure que l’énergie éolienne et solaire continueront de croître. Aux taux de croissance actuels de 15 à 20% de l’énergie solaire et éolienne, les combustibles fossiles seront expulsés du secteur de l’électricité d’ici le milieu des années 2030 et de l’approvisionnement énergétique total d’ici 2050.

… Et nous commençons une nouvelle ère

Le déblocage des réserves d’énergie 100 fois notre demande actuelle crée de nouvelles possibilités pour une énergie moins chère et plus d’emplois locaux dans un monde plus équitable avec beaucoup moins de stress environnemental.

Les pays pauvres sont les plus grands bénéficiaires. Ils ont le plus grand rapport entre le potentiel solaire et éolien et la demande d’énergie et sont susceptibles de dégager d’énormes avantages nationaux.

Source:

Rapport complet:

Bon évidemment le rapport n’analyse pas les besoins en ressources minières pour arriver à ce monde « 100% ENRi » (cuivre, silicium et autres)

Il est très ouvertement favorable au photovoltaïque et à l’éolien.

Concernant l’intermittence

L’intermittence des ressources solaires et éoliennes est souvent évoquée comme un problème qui freinera leur déploiement, mais ce problème est souvent exagéré. Il existe de nombreuses solutions à l’intermittence, allant des réseaux plus larges et du stockage à la gestion de la demande, en passant par de meilleures prévisions, le surdimensionnement des ressources solaires et éoliennes et l’intégration des systèmes. Cependant, peu d’entre elles sont capables de résoudre le problème des fluctuations intersaisonnières de l’offre. La solution conservatrice que nous utilisons dans cette analyse consiste simplement à supposer dans nos calculs le niveau de disponibilité solaire du mois d’insolation le plus faible.

Concernant le coût en allemagne

L’Allemagne est un cas particulier. L’Allemagne possède le troisième plus faible potentiel technique solaire et éolien au monde par rapport à sa demande énergétique. Les problèmes auxquels l’Allemagne est confrontée sont donc très inhabituels, et si elle peut les résoudre, tout le monde le peut aussi.

Et concernant l’écart entre consommation et potentiel renouvelable

L’écart entre les pays en matière de ressources renouvelables est extrême. Selon nos hypothèses, la Belgique dispose d’un potentiel technique inférieur à 2 fois la demande et l’Allemagne de moins de 3 fois, alors que le Botswana en possède 5 000 fois plus. 5 000 fois plus, l’Uruguay 700 fois et le Maroc 500 fois plus.

Evidemment, tout devient facile quand on laisse de côté les principaux problèmes d’une solution…

Si elle le peut, en effet, toute la question est là. Ou plus exactement, dans quelles conditions, pour quelle accessibilité de l’énergie (traduite par le coût). Or on l’a vu avec la récente étude du CIRED : arriver à un mix 100% ENR à coût modéré requiert des hypothèses pour le moins audacieuses : déterminisme du profil de vent, taux de charge des éoliennes à 40%, demande d’électricité de la France très basse, baisse forte du coût de stockage.

Bref, si je trouve toujours intéressant d’explorer des solutions, il est dommageable de le faire sans envisager tous les aspects, positifs comme négatifs. En l’occurrence, vu notre horizon de temps pour atteindre la neutralité carbone, je ne pense pas que nous jouirons prochainement d’une abondance d’énergie décarbonée et peu coûteuse tombée du ciel (littéralement)