Référentiel universel pour le Numérique

Bonjour,

Le rapport du shift « LEAN ICT POUR UNE SOBRIÉTÉ NUMÉRIQUE » introduit le concept de Référentiel Environnemental du Numérique qui « vise à décrire, sous forme de grandeurs et
ratios caractéristiques, l’empreinte environnementale de l’écosystème numérique, en termes
d’équipements et d’usages » - voir section 3. Ce REN « constitue une ébauche de base de données qui soit construite, vérifiée et actualisée par les spécialistes et experts du domaine ».
Est-ce que des travaux complémentaires ont été menés depuis ou sont prévus dans ce domaine pour améliorer cette ébauche? Je suis plus particulièrement à la recherche des facteurs d’émissions pour quantifier la partie « usages » (application native qui tourne sur un smartphone, back-end base-de-donnée et service applicatifs qui tournent dans un cloud, échange de données entre les deux, traffic data communication cellulaire sans-fil, etc.).
Le rapport « Déployer la sobriété numérique » contient quelques référence (page 65) mais je n’ai pas trouvé grand chose coté usage (peut-être que je n’ai pas cherché au bon endroit!).

Merci d’avance pour toute piste.
Julien

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Tu peux mettre un lien vers le document ?

OK. Fait dans le post initial directement.

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Bonjour, je pense que tu fais référence à ce fichier https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2019/04/Lean-ICT-Materials-REN-2018-updated-in-April-2019.xlsx

Oui en autres. Dans ce fichier, ce qui m’interesse se trouve plus particulièrement dans les onglets « kWh Run (Uses) » et « kWh Run (Data Centre) ». Il y a aussi des morceaux d’information ci-et-là dans les deux rapports du Shift cités dans le post initial.

Je prend l’opportunité des premières réponses (merci!) pour préciser ma question.

Dans la plupart des documents que j’ai pu trouver pour le moment, les émissions dans le domaine du numérique sont estimées « verticalement », par catégorie d’équipement: les serveurs, les réseaux, les terminaux/devices (smartphone, laptop, etc.), etc. C’est assez logique puisque c’est eux qui consomment l’énergie. Mais ce n’est pas les équipements qui créent la demande…

Il existe aujourd’hui plusieurs millions d’applications pour smartphone (App Store, Play store, …) qui s’appuient, pour la plupart, sur une connection réseau avec un back-end sur un serveur dans le cloud. Cisco a estimé 194.0 billion d’applications mobile téléchargées en 2018.

Donc, ce que je recherche c’est plutôt un découpage « horizontal » par application ou scénario d’utilisation; en gros, quelle est la « tranche » des émissions serveur+réseau+device qui pourrait être allouée à un scenario d’utilisation.
Le Référentiel universel pour le numérique donne des valeurs pour l’envoi d’un email (3E-04 kgCO2e) et pour le visionnage d’une video (3E-02 kgCO2e).
Une partie de ces données vient du rapport de l’Ademe « Technologies numériques, information et communication (TNIC). Guide sectoriel 2012 ».

Dans la continuité, (et sachant que mes enfants n’utilisent plus les emails!!), on peut se demander quelles sont les émissions pour

  • une heure d’écoute de sa musique préférée en ligne sur l’application Deezer/Spotify (décodage mp3 + comms Wifi mais avec l’écran en veille)
  • un trajet de deux heures en voiture guidé par Waze/GoogleMaps (avec le GPS, les communications 4G et l’écran allumé en permanence)
  • 5 minutes pour consulter la météo tous les matins avant de sortir le vélo (affichage basique - presque tout se passe sur le serveur)
  • 30 minutes sur son application d’infos sportives préférée à la pause de midi pour ne rien manquer de l’actualité (un mix de texte, photos et vidéos, en 4G)
  • 1 heure à consulter le fil d’actualités de son réseau social préféré le soir (wifi + photo/videos + ads) :grinning:

J’imagine qu’il faudrait faire un premier découpage fonctionnel (durée d’affichage, densité de calculs, taille de stockage, volume de communication de données, nombre de requête base de données, …) pour mapper ensuite des cas d’utilisation dessus!? Ou pas?

Bien évidement les émissions prises individuellement seront faibles, voire négligeables, si l’on compare avec les émissions totales des serveurs d’Amazon (Scope 1&2 = 11.2 million metric tCO2), Google (Scope 1&2 = 4.4 million metric tCO2) ou Facebook (Scope 1&2 = 0.25 million metric tCO2). Mais, au final, ce sont (en grande partie) ces millions d’applications, et donc ceux qui les développent et ceux qui les utilisent, qui sont à l’origine de l’augmentation constante de la puissance de calcul/stockage des serveurs ou de l’augmentation du footprint des smartphone (85kg CO2 pour l’iPhone 12 256GB)…

Voilà c’est long mais j’espère que c’est plus clair :grinning: