Qui est Gaël Giraud, et quels sont ses liens et compatibilités avec le Shift?

argh pour abonnés ; dans tous les cas, il répète souvent ses idées et les enrichit au fil de l’eau (un peu comme JMJ d’ailleurs)

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Je confirme que Gaël Giraud est absolument shift-compatible. C’est un personnage extrêmement brillant et bienveillant qui n’a de cesse d’essayer d’ouvrir les yeux et les oreilles de ses compatriotes sur les folies de la finance et du culte de la croissance. A écouter absolument !

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Les auditions du sénat en vitesse ×1,75 passent assez bien en général. À moduler selon les préférences de chacun.

Connais tu la chaine youtuke « Heu?reka » ? Les concepts me semblent très bien expliqués, même si je n’ai pas de connaissances sur le sujet. Il y a notamment une vidéo récapitulative destinée à qui n’a pas suivi la chaîne depuis ses débuts : https://www.youtube.com/watch?v=7kYXEBHePJc (35 minutes en vitesse normale).

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Une nouvelle interview un peu plus compréhensible. Un truc me chiffonne, il n’a pas l’air de dire qu’une croissance verte n’existe pas. Trop optimiste ?

En effet, je me rappelle qu’il évite le mot décroissance. D’après mon impression générale, ce n’est pas de l’optimisme, plus un peur des réactions du système a un changement brusque orienté vers une perspective négative et les conséquences politiques dramatiques que ça pourrait engendrer. En tant, qu’économiste, il sait qu’il y a des prophéties auto-réalisatrices (négatives ou positives).

L’image que j’ai de sa forme d’optimisme, c’est celle d’un docteur qui rassure un patient qui doit être amputé d’un membre…

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Un message a été scindé en un nouveau sujet : Une planète à +4°C, ce n’est pas assurable… et ça a déjà commencé avec le covid

Bonsoir,
Petit conseil d’écoute diffusé cet après-midi sur les ondes: https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/quel-modele-economique-pour-la-transition-ecologique

A noter une introduction d’Etienne Klein de haute volée!!! suivi d’un échange très riche avec G. Giraud.

Bonne écoute à tous…

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Grand merci pour ce précieux conseil. Du pur jus de cerveaux, mais ce n’est pas une surprise, venant de ces deux-là !

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Bonsoir et effectivement @jchd rien d’étonnant et toujours de savoureux moments… On aimerait que l’écoute en soit plus large !
Pour les « aficionados » de MONSIEUR E. Klein, il était ce matin dans les « Chemins de la Philosophie » d’Adèle Van Reeth sur le sujet « Qui de l’œuf ou de la poule ? » où il était question du fondement ontologique et de l’immanence de l’origine de toute chose. Assurément, un moment à ne pas manquer!!! J’ai pu profiter en direct de ces cheminements limbiques que je vous recommande bien philosophiquement… je crois même que je vais m’en faire une seconde écoute !

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Oui, Klein a aussi commis une session sur le sens du temps et la signification à la fois physique et phylosophique du temps et du big-bang où l’on n’est pas loin de ce même « paradoxe », entre autres très nombreuses interventions.

Mais en ce qui nous concerne ici, je trouve que G. Giraud est percutant d’intelligence, de lucidité et de bienveillante outrecuidance.

Outrecuidance? soit ma définition du mot est à revoir ou bien j’ai du mal écouter…! N’Est-ce d’ailleurs pas là un magnifique oxymore que vous faîtes « bienveillante outrecuidance »? :thinking:

Lire audace de ses positions, souvent très loin d’être mainstream, mais toujours bienveillantes en ce qu’il ne cherche jamais à dénigrer autrui pour le seul plaisir de nuire. Difficile en effet de nier son humanisme.

Bonjour a tous et toutes , je suis attentivement les interventions du Pére Gael Giraud (il est avant d etre économiste , pretre jésuite ) surtout pour ses idées de transformer nos visions , pratiques économiques qui s appuient sur les travaux absolument remarquables d une femme d exception , Madame Elinor Ostrom , prix nobel d économie 2009 . Ces travaux introduisent la notion de « biens communs » en plus de biens privés et biens publics …par exemple l eau , la bio diversité , les forets primaires ect… De manière a pouvoir peser juridiquement pour protéger ces " biens communs "…si cela était fait , nous aurions pu , par la voie juridique ,empécher ce que Mr Bolsonaro , président du Brésil a mis en place , a savoir autoriser les propriétaire terriens Brésiliens detenteurs d une portion de foret Amazonienne a se livrer au brulage pour agrandir certaines portions agricoles … l Amazonie étant avant le vote au parlement brésilien protéger dans la constitution du pays .
JMJ mentionne aussi les travaux de Mr Giraud qui s attaque a la lourde tache de modeliser (dynamique des systemes) l économie française en s inspirant des travaux de Dennis Meadows (rapport au club de Rome 1972) . En vue de mettre en place la decarbonation de notre économie … Comme le rabache inlassablement JMJ , il faut chercher a avoir une vision la plus claire , la plus nette possible du problème a traiter …sinon on ne saura pas traiter le problème … Je pense que Mr Giraud fait parti des intervenants qui m éclaire et m inspire .

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Préparez vos questions! Gaël Giraud est de retour la semaine prochaine chez Thinkerview :slight_smile:
https://mobile.twitter.com/thinker_view/status/1306915134686797824

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Une autre vidéo récente que je trouve très pédagogique sur la situation economique.

Grosse surprise pour moi a 1h10, son point de vue sur le nucléaire…

Attention les oreilles, d’enquiquinants problèmes de micro!

Dans sa dernière intervention Thinkerview, il appelle à ne pas être pris dans le piège que tendent les ‹ neo libéraux › qui est d’opposer croissance verte et décroissance rétrograde. Il dit clairement que le PIB n’est pas un indicateur pertinent, ce n’est pas son sujet. Il défend des indicateurs sociaux et environnementaux autres. Une conférence de lui que j’ai bien apprécié : https://www.youtube.com/watch?v=n3LyVbGUFu4

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Gaël Giraud est une intelligence brillante qu’il a mise au service d’une éthique (il est jésuite) et d’un certain nombre d’institutions et de causes en accord avec son engagement personnel.
Il faut lire son parcours de formation et sa carrière professionnelle, si on peut l’appeler ainsi, pour comprendre qu’il est d’abord un financier, c’est-à-dire que les outils d’analyse qu’il utilise, sont tous construit en relation avec la finance. L’économie dont il se réclame, est une économie financière. Et il lui paraît évident que l’outil de mesure de l’économie générale doit être le PIB (JMJ l’utilise aussi sans vergogne. Aurait-t-il été influencé par Gaël Giraud ?).
Cette représentation du système économico-financier dans lequel on nous fait vivre, ses outils, mécanismes d’échanges, etc. fonctionnerait aussi bien pour un système économique où il n’y aurait plus que des machines et des robots intelligents (plus aucun être humain) qui suivraient les règles économiques et financière définies pour ce système.
En effet, le PIB ne fait que valoriser des intrants et extrants de matière, ou s’applicant à celles-ci 'énérgie en particulier), mais ne valorise jamais les échanges proprement humains tels que l’amitié, l’amour, la générosité, l’empathie,… mais aussi les passions, les luttes, les dominations, les asservissements, etc…qui sont cependant au cœur de la société humaine.
Ce faisant, le PIB ne mesure jamais l’essentiel. Et pourtant tout le discours de Gaël Giraud, et des autres économistes et financiers comme lui ne se construit et n’est justifié que sur la base strictement comptable de ce PIB (Thomas Piketty propose de le remplacer par le Produit National Brut (PNB) pour des raisons de cohérence comptable, mais, in fine, cela revient au même.
Je pense qu’il faut s’extraire de cette erreur qui fait confondre la richesse avec la monnaie (on parle bien de la richesse de cœur, de la richesse de style, de la richesse de sentiment, et j’aimerais bien que l’on m’explique dans tout ces cas que chacun comprend de manière intime comment il faudrait faire pour les valoriser en monnaie sonnante et trébuchante, fut-elle en dollars, en euros, en roupies ou en yuan).
La société humaine est fondée sur des échanges entre personnes et la valorisation de ces échanges ne se fait que dans l’échange lui-même.
Gaël Giraud est Shift compatible quand il s’accorde avec JMJ pour dire que le changement climatique que l’on va vivre s’accompagnera de douleurs et de souffrances terribles pour les personnes humaines.
Gaël Giraud ne l’est plus quand il commence des raisonnements qui le conduisent à des solutions financières et comptables cohérentes avec le modèle abstrait de l’économie actuelle toute puissante.

Je suis un peu étonné de ton propos sur le PIB et G. Giraud et je ne pense pas qu’il soit obnubilé par la finance et encore moins le PIB. Dans sa dernière vidéo sur Thinkerview il évoque (rapidement) les raisons pour lesquels le PIB n’est pas l’indicateur à suivre (https://www.youtube.com/watch?v=-8j8xgkZxuE, vers 1h47 ou 48), mais il l’aborde dans beaucoup d’autres vidéo que j’ai vu de lui
(dans celle intitulée l’effet « reine rouge », il évoque beaucoup d’autres indicateurs). JMJ n’est pas non plus spécialement dupe sur ce sujet dans ses conférences me semble t’il même si ce n’est pas le coeur de son sujet.

Par contre le PIB est un indicateur universel et en place depuis de nombreuses années, tout le monde sait à peu près le calculer (même si les mécanismes pour effacer l’inflation par exemple ne sont pas si simples et à effet peut-être variable selon les pays) et effectivement tout le monde économique continue à le regarder en premier lieu « par habitude » (il y a quand même de plus en plus de gens qui le remettent en cause, comme en son temps le prix Nobel J. Stiglitz)

Le PIB (ou plutot son évolution) est un classique de la confusion entre suivre un objectif et suivre un indicateur. Dans les économies d’après-guerre avec un monde en reconstruction, l’évolution PIB était certainement un indicateur très convenable pour « jauger » les progrès des pays et le fait que ce soit agréable d’y vivre mais on a conservé cet indicateur alors qu’il n’est plus aussi pertinent (et parallèlement on a appris à le bidouiller ou pour le moins on a choisi des actions influant l’évolution du PIB mais plus forcément celles de l’objectif)

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Bonjour,
Je suis également surpris des propos sur Gaël Giraud et le PIB. Je comprends systématiquement le contraire à chaque intervention… Et d’ailleurs, sauf erreur de ma part, il dit même que le sujet de la décroissance n’est pas un sujet bien défini parce que tout dépend de ce que l’on fait décroître. Le sous-entendu étant à mon sens que le PIB est un indicateur peu adapté, et donc parler de décroissance revient à lui donner une place qu’il n’a pas dans l’interprétation des échanges.

Après, je pense qu’il a plus l’habitude que JMJ de discuter avec des acteurs financiers et économiques (normal, puisqu’il vient du milieu) et qu’il cherche à faire avancer le schmilblick. Et si pour ça, il faut parler le « financier » et donc son vocabulaire de base (donc « PIB »), soit…

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