Qui est Gaël Giraud, et quels sont ses liens et compatibilités avec le Shift?

J’ai vu le nom de Gaël Giraud mentionné plusieurs fois dans les discussions des Shifters, j’ai donc tenté de m’instruire à son propos. J’ai trouvé cette interview liée au covid :

Je n’ai pu l’écouter que de façon distraite, parce que son discours et la façon dont il s’exprime ne sont pas aussi percutants que JMJ, l’écoute des questions posées sont à mourir d’ennui, et surtout je n’y connais rien en économie et finances, il me manque donc la compréhension de certains concepts.

Il est pour la voiture électrique, semble pour une relance industrielle (mais je n’en ai pas compris les conditions selon lui), il tient un discours allant vers une décarbonation… Mais ce que j’ai capté n’est pas suffisant pour me faire une image mentale de cet acteur, de ses positions et de ses compatibilités et divergences avec le Shift.

Pouvez-vous m’aider svp ? :sweat_smile:

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Bien que je sois tout nouveau Shifter, il me semble que Gaël Giraud (a?) fait partie du Shift-Project. Ce qui est confirmé par la page Wikipedia suivante https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Shift_Project. En vérifiant sur le site du Shift, on ne trouve plus Gaël Giraud dans ses membres (ni Alain Grandjean, d’ailleurs !)
Donc Wiki ne doit pas être à jour au sujet du Shift.
J’ai également écouté des vidéos de Gaël Giraud, qui n’a pas le « tempérament » de Jean-Marc Jancovici. Mais, il semble féru en économie, mais là, je ne peux pas juger. De mon point de vue Gaël Giraud est très « Shift-Compatible ».
PS Je pourrais ajouter que j’ai été très surpris de cette question de ta part, Laetitia ! Où alors c’est pour la caméra cachée ! :wink:

Haha, non, c’est bien une vraie question. J’avoue que je n’ai pas regardé sur Wikipedia, qui a tendance à me balader de lien en lien alors que j’ai une longue liste de tâches à accomplir :smiley:

Je me dis bien depuis le départ qu’il doit avoir des affinités avec le Shift, mais je me demande dans quelle mesure, avec des divergences sur quels sujets. J’aime bien cerner les positions des personnalités du domaine.

J’ai regardé une conférence de Servigne, et ça m’a permis de comprendre sa position, son angle de vue, son domaine plus spécifique.
Mais là, pour Giraud, je n’arrive juste pas à m’approprier sa vision des choses et je n’ai pas réussi à identifier une autre source claire et structurante le concernant. Je suis trop exigeante ? Peut-être envers moi-même ?

Merci en tout cas pour ta réponse !

Personnellement j’aime beaucoup les prises de position de Gael Giraud et je ne saurais trop te conseiller d’écouter d’autres de ses interventions. Un parcours étonnant et unique qui permet d’apporter une expertise et compréhension en économie/finance tout en ayant une vision « humaine ». Je n’ai pas encore lu ses livres mais si tu as quelques heures il y a son interview (qui date un peu) sur Thinkerview et quelques autres notamment (et des podcasts) où il aborde la notion de « communs ». Même si je pense que dans les solutions il y a quelques divergences avec JMJ je pense qu’il est clairement du bon côté et donc « shift-compatible » (vu l’importance et l’ampleur du changement à effectuer il n’y a pas de sectarisme à avoir)
Pour ce qui est du style, c’est effectivement très différent de JMJ :slight_smile: Mais je trouve son discours posé, apaisant et toujours bienveillant, sans pour autant s’illusionner ni taire les problèmes. Du coup je pense qu’il est intéressant à connaître même s’il traite de sujets un peu différents quoique connexes.

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J’ai eu la chance de co-écrire un livre avec Gael Giraud, et je suis ses travaux depuis longtemps.

De ce que je sais, c’est JMJ qui a amené Gaël à s’intéresser au lien énergie / croissance. JMJ en avait l’intuition avec ses fameuses règles de 3 et ses travaux sur la comptabilité carbone, et Gael a produit des études statistiques pointues. Un des premiers papiers publié je pense est [ici], ecrit avec Zeynep Kahraman … du Shift Project.

Par la suite, Gaël à travaillé sur des modèles économiques prenant en compte l’énergie, dégommant les théories classiques (avec des gens comme Steve keens dont il a traduit les travaux). Il y avait d’autres travaux au préalables, mais pas très satisfaisant. J’ai le souvenir d’une session de travail il y a quelques années, avec JMJ, Alain Grandjean, Ugo Bardi (du Club de Rome), Cédric Ringenbach (ex-directeur de Shift), où il avait démoli la théorie économique classique en 15 minutes de développements mathématiques … j’étais hélas largué.

Il a évidemment des différences d’appreciations par rapport à JMJ, que je pense lié à son parcours et sa nature plus « optimiste ». Il est ainsi moins affirmatif sur le Peak Oil, plus confiant dans les technologies comme l’H2 et les EnR, en peut être plus confiant dans l’Humain. Mais je pense que ça reste à la marge.

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Itou. De plus, je ne pense pas qu’il faille raisonner dans les termes « il est pour … il est contre … il pense pareil que le Shift … il est Shift compatible ». Le Shift n’est pas non plus le graal indépassable. L’économie est pas ma tasse de thé non plus, mais il faut écouter Giraud car ses analyses sont extrêmement pertinentes et surtout argumentées. L’économie est malheureusement à la base de la possibilité de tout changement, car la transition énergétique va impliquer une réorientation radicale des métiers, comment on réoriente le travail des gens pour que ça puisse leur permettre de continuer à assurer les besoins de base, dans un modèle compatible avec la diminution de l’énergie disponible (au moins à moyen terme), en faisant en sorte que l’on cesse de massacrer l’environnement. Gael Giraud a des analyses éclairantes à ce sujet. J’ai trouvé que l’audition au Sénat était vraiment très très bien.

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@ThierryC j’avais lu ce très bon bouquin. Quand je pense que c’était en 2014 !! Je n’avais pas vu la critique sur BFM TV. Mais Lechypre continue de sévir sur les ondes et à la télé 6 ans après …

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Je ne le connais pas personnellement donc le texte suivant spécule à partir de ce que je connais de ses idées et du milieu académique. Il y a probablement des imprécisions :woozy_face:
Disclaimer: pendant que je tapais d’autres ont répondu, redondance à prévoir :yawning_face:

Je pense que la raison de ton impression de flou, est qu’il essaie de se positionner dans ses domaines d’expertise, qui sont l’économie, la finance, et les politiques publiques associées. A cela j’ajoute son expertise scientifique qui est liée: se sont plutôt des mathématiques, tendances théorie des jeux (modéliser la compétition entre différents agents économiques par exemples) et statistiques (économétrie notamment).

Contrairement a JMJ, il n’a donc pas une formation d’ingénieur et en particulier n’a probablement pas envie de se risquer à formuler des opinions du cote des sciences physiques/expérimentales (je spécule en fonction de son cursus…).

Enfin il est directeur de cherche en économie (CNRS). Il est normal/classique pour un chercheur de restreindre ces positions publiques a son domaine d’expertise académique. De cette façon, son opinion est fondée sur ces recherches et expériences exclusivement, et apparaît plus crédible pour ces pairs (académiques), mais aussi pour les décideurs (finance, politique) qu’il essaie de convaincre. Cette stratégie est d’autant plus importante qu’il appartient à un courant de pensée minoritaire (hétérodoxe) parmi ces pairs économistes.

Pour ce qui est des idées qu’il avance:

  • dans les domaines expérimentaux (climat) il reprend souvent les même études que JMJ dans ces argumentations,
  • il étend cette argumentation avec plus de résultats scientifiques plus liés aux impacts sur l’homme (maladies) et la société (y compris politique),
  • dans le domaine finance et économie, il est très cash (pour un académique) sur le comportement des puissants vis a vis des inégalités nord-sud, ainsi qu’au sein de chaque société,
  • il est complètement en accord avec TSP sur le couplage croissance-énergie, et plus généralement, sa position d’économiste orthodoxe inclut la conviction que les ressources non-renouvelables (+climat+…) ne doivent pas être considérées comme des externalités,
  • il est critique sur la position de Pablo Servigne qu’il trouve trop passive. Il considère qu’il faut combattre les intérêts des puissants (qui eux sont actifs) et lutter pour préserver la démocratie.

Sur les actes:

  • Avec un groupe d’experts dans des domaines varies, il a participé au design de scenarios énergétiques pour la France au sein du comité des experts du Débat national de la transition énergétique, organisé sur la demande de Ségolène Royal. Ces scenarios incluaient une forme de « tout nucléaire » et différents mixes (il y en avait au moins une demi-douzaine je crois). Je pense que sa contribution était de chiffrer les investissements publics, impacts économiques, etc… Donc il connaît les problématiques, mais ne se positionne pas forcement sur les choix énergétiques, car ce n’est pas sont job.
  • Avec Zeynep Kahraman-Clause de TSP, il a écrit un manuscrit sur la relation causale entre énergie et économie.

Mine de rien, je pense que sachant son milieu professionnel, il prend des positions très courageuses (il fait état publiquement de pression sur lui par les banquiers, auprès du Vatican!!!). Je me demande aussi s’il n’a pas dû abandonner son poste de Chef économiste à l’ Agence française de développement pour avoir plus de liberté d’expression et éviter d’appliquer des mesures en désaccord avec ces principes (des ragots sur ça?)

Donc vu le contexte, tout simplement il choisit ces combats.

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J’ai vu quelques intervews/ videos de lui, c’est parfois assez pointu mais plutôt concret et shifto-compatible il me semble ( effectivement il est où était au shift project , ya pas que JMJ :grin:), son audition au sénat m’a particulièrement intéressée pour ma part car ça cause concret et notamment des enjeux à venir de la formation professionnelle qui est mon domaine actuellement…et ça y’est on y est avec les premiers effets du covid : le chômage des jeunes va exploser, les salariés en chômage partiel vont devoir être reconvertis … il va falloir s’y atteler sérieusement. Ce qu’il dit enfonce peut être des portes ouvertes pour tout shifter qui se respecte ( developper des formations en agroecologie, renovation thermique, industrie…) mais je pense que pour les sénateurs par contre il était nécessaire qu’ils entendent et comprennent ce discours.
https://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20200511/devdur.html

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@ThierryC Merci pour ton résumé de son profil très synthétique, je comprends mieux son cheminement, où il se situe dans le tissu des acteurs climatiques français !

@AlainR Pardon, j’ai dû mal m’exprimer ! Le concept de Shift-compatibilité, divergences etc. n’est pas du tout dans un but de discrimination de ma part, mais dans un but de comparaison et de savoir qui a quelle approche et quelle position par rapport à quoi. C’est sûr que des personnes avec un but et une vision des choses en commun auront toujours quelques divergences.

@michelB Merci, ta réponse est plutôt complète, complémentaire et explique bien pourquoi j’ai du mal à me concentrer sur ce qu’il raconte, et ce qu’il apporte de spécifique à la vision d’ensemble (l’expertise en économie). Si je pouvais déjà comprendre les concepts et différentes relations économiques, ce serait génial, mais cette vidéo seule ne me le permet pas (je tenterai celle de Thinkerview, sait-on jamais qu’il soit plus concis et compréhensible par une novice totale).

@Nath, merci, je crois que je n’avais pas bien compris les enjeux réels de cette audition (j’ai pas l’impression qu’on fait ce genre de chose en Belgique, de poser des questions et écouter des gens qui s’y connaissent).

Merci beaucoup à tous, vos réponses m’ont vraiment aidée à comprendre où il se situe et motivée à écouter d’autres interventions (voire réécouter celle-ci après !)

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J’ai bien aimé cette interview


qui met un peu son travail en liaison avec son parcours et ses convictions (il y a un peu de redondance avec l’interview Thinkerview, mais ca s’ecoute « distraitement » ;))

Et aussi (si tu ne l’as pas déjà fait), je pense qu’il est intéressant de regarder le positionnement d’autres économistes hétérodoxes, pour voir qu’en fait (à mon avis), Gael Giraud est probablement l’un de ceux (avec Steeve Keen dont il est proche) qui a le plus intégré la dimension technico-scientifique des problèmes de transition dans sa réflexion.

Frédéric Lordon, par exemple, a un parcours initial assez proche de Gael Giraud


Sur le constat (climat, finance, politique), je pense qu’ils sont assez d’accord. Par contre, le positionnement de Lordon du côté climat se résume plus ou moins à cette tribune:

Il a choisi de maintenir un point de vue qui se concentre essentiellement sur la critique (pour le coup tout le monde y passe) et la primauté de changements idéologiques et politiques radicaux au lieu de l’articulation de solutions concrètes (voir à ce propos le commentaire d’« Antoine » en bas de la même page: un shifteur?). On peut aimer ou pas, mais je pense qu’il y a tellement peu d’hétérodoxes qu’il est plutôt bien qu’ils investissent de aspects différents du débat public, créant ainsi un espace pour penser autrement…
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Merci pour l’article @ThierryC.
Sorti de :

« This body of work suggested that the inconclusive results of earlier work are probably due to the omission of non-energy inputs. Here, our conclusion is that energy and GDP cointegrate and energy use univocally Granger causes GDP in the long-run. We reach this outcome on a larger sample of countries and a longer time period than most of the earlier studies, without even having to employ a quality adjusted energy index. »

ça devient un poil plus complexe!!
De mon côté, Gaël Giraud me permet de partiellement évacuer les critiques des gens qui se plaignent de la trop grande simplicité du modèle économique de JMJ =).

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Gaël Giraud est économiste et focalise donc ses études sur le financement des actions de reconstruction écologique, il ne prend donc pas spécifiquement partis pour tel ou tel solution contrairement au Shifts qui fait l’inverse : proposer des solutions sans financement.
C’est donc une approche très complémentaire !

Il n’est probablement plus adhérent au Shift puisqu’il est maintenant un des fondateurs d’un nouveau thin tank : l’institut Rousseau.
Par exemple, il a coecrit un article absolument magnifique sur le financement de la reconstruction qui montre qu’il existe de nombreuse façon de financer n’importe quel plan d’action de transition (on conclut donc que la contrainte n’est pas économique mais bien uniquement politique à l’échelle européenne).

Suite au COVID, il a écrit une tribune sur LePoint qui est particulièrement éclairante sur le financement des politiques de relance post COVID, la tribune étant réservé aux abonnés, la transcription est dispo ici :

Enfin, un peu plus vieux mais très bien pour comprendre ses différentes idées :

Bref, si vous souhaitez vous intéresser aux solutions de transition du point de vue économique et financier, il faut absolument suivre Gaël Giraud et Alain Grandjean qui sont les références dans ce domaine.

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Petite vidéo de gael giraud également, courte mais efficace sur le monde de la finance et la transition écologique :

il raconte sa conversation avec le monde de la finance (la city), ça fait froid dans le dos…

En résumé :

Le lieu de la résistance à la transition c’est la finance, pas tant la politique (sont bien informés aujourd’hui)

(nb : macron est un haut fonctionnaire qui a pantouflé dans les milieux de la finance)

gael giraud aux financiers de la city:

  • nous allons avoir des millions de réfugiés climatiques
  • la fonte du pergélisol (sous la terre et sous la mer) si ça s’accélère = + 5 degrés a minima dans les décennies qui viennent
  • on n’a pas pas les instruments de mesure adaptés pour évaluer réellement, ça peut être plus que 5 degrés …

financiers de la city :
-on ne fera rien nous les européens car ça nous obligerait à démanteler ce qu ‘on a mis 40 ans à construire (ex :la capture du régulateur de l’absence publique, le démantèlement de l’État Providence, l’indépendance de la BCE, la privatisation des profits, etc…)

  • pas prêts à mettre en cause le modèle social inégalitaire pour la question écologique
  • pour eux c’est à la chine de faire le sale boulot car dictature donc plus facile et sont les plus gros pollueurs – transiter vers les ENR …

les financiers de la City que comptez-vous faire ?

  • mettre nos enfants dans des écoles en suède où le climat sera plus préservé….

GG: Mais ce territoire pas épargné par le réchauffement (incendie…)

bref vont vivre dans des bunkers ??? il en existe en afrique des bunkers de riches où on lave les voitures à l’eau potable alors que dans les villages d’à côté pas d’eau…
les expat circulent en véhicule blindé, au final finissent chez le psy
donc les bunkers : feront souffrir aussi les plus riches (psychologiquement du moins)

mais ils ont toujours le fantasme de trouver une ile déserte qui sera épargnée …et laisser les autres payer les pots cassés…

–> Les classes politiques évoluent là-dedans, entre ces milieux financiers qui ne prennent pas la mesure et les gilets jaunes, les marches pour le climat

–> gouverneur banque centrale anglaise : la principale menace pour la finance c’est le climat = une première dans le discours; quelques assureurs commencent aussi à comprendre que ça va impacter leur business…une planète à +4 degrés ce n’est pas assurable

  • explosion dettes privées…sphère financière ne sait pas vers où aller….

bref on en conclue finalement que les choses ne changeront que si le milieu de la finance a un intérêt à limiter la casse pour sa propre survie…bref en attendant choisissez bien vos banques et vos investissements… !!!

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A écouter, Gaël Giraud et Michel Lepetit du Shift interviennent dans ce débat de 2h exemplaire entre finance-économie-énergie-climat https://www.courdecassation.fr/venements_23/direct_live_stream_cour_8440/suivre_direct_38041.html

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Le même débat en mode écoute seulement :
Ici

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Très intéressant en effet. Le représentant de C3D a un discours qui détonne, mais je remarque tout de même que tout le monde doit se retrousser les manches, intelligence collective, etc etc mais un seul acteur économique n’est jamais cité, c’est l’actionnaire. Je ne sais pas quoi en penser, et si ça n’infirme pas d’un coup toutes ces bonnes solutions. Car, comme le dit à juste titre Fabrice BONNIFET, en ce moment les injonctions sont contradictoires entre la transition énergétique/changement climatique et l’exigence de profit. Que fait on de l’exigence de profit dans un monde où l’on ne produit plus, on l’on utilise plus longtemps ?
J’ai aussi tiqué lorsqu’il a dit que les produits, qui seraient donc, dans un scénario idéal, utilisés le plus longtemps possible, resteraient la propriété de l’entreprise.

Pareil le discours de Fabrice Bonnifet m’a beaucoup intéressé :

  • il faut des lois afin que tout le monde joue avec les mêmes règles (ex : si tous les constructeurs doivent faire des bâtiments bien isolés ils feront des bâtiments bien isolés)
  • il faut que les fabricants restent propriétaires de leurs produits, ne vendent plus mais offrent un service afin d’optimiser la durée de vie (ils margent mieux si le produit dure longtemps) et le recyclage (en bout de chaîne le produit revient chez les fabricants qui en optimisent le recyclage).

Sa dernière interview dans Mediapart a une bonne approche je trouve https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010620/gael-giraud-la-reconstruction-ecologique-nous-ouvre-un-monde-de-la-surabondance

Je l’écoute beaucoup en ce moment. Comme dit c’est une vision très complémentaire de JMJ (qui le cite parfois dans ses conférences.
Une vidéo qui montre bien les malentendus et les politiques de développement : https://www.youtube.com/watch?v=n3LyVbGUFu4
Ici avec pas mal d’idées sur les communs, notamment inspirées de son expérience en Afrique : https://soundcloud.com/afrotopiques/gael-giraud-dereglement-ou-genocide-climatique-le-front-des-communs