Quels jobs d'avenir dans une Europe en décroissance énergétique?

Oui tout à fait d’accord en principe.

L’argument pour financer la Science est de nos jours souvent l’innovation technologique, donc on a tendance a mélanger les deux, et du coup le terme de « chercheur » est ambigu. Les racines du lien entre les deux sont profondes (humanisme, « maître et possesseur de la Nature » etc…)

Le rôle qu’on assigne à la science dans la société dépend des valeurs qu’elle met en avant. J’ai envie de croire qu’on peut concevoir un société qui ferait un usage éclairé de la science pour atteindre une forme d’équilibre et nous éviterait un remake grandeur nature de Kaamelott :sweat_smile: (j’aime bien, mais déjà vu plusieurs fois…)

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C’est intéressant cette différenciation et vous avez raison de le rappeler.

Par contre est ce que dans un sens une partie de la science n’est elle pas dépendante des la technologie et vice versa ?

Si bien sûr tu as raison.

Difficile de faire de la physique des particules sans accélérateur a 20 milliards.

Cet horizon de moindre technologique a beau être le plus cohérent je n’arrive pas a me représenter a quoi la transition et l’entre deux va ressembler.

C’est d’ailleurs un point noir du discours de JMJ il parle beaucoup de l’après mais très peu de la transition en elle même.
L’objectif de mon point de vue c’est de garder un niveau similaire de connaissances mais de réduire l’impact de la technologie dans nos vies.

Mais attention cela contient en son sein un grand risque pour la démocratie !

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C’est ça attention à ne pas désespérément garder ce « savoir » coûte que coûte au risque de mettre trop de ressources la dedans

Mais bon je ne vois pas comment il serait possible d’imaginer ses scénario ni comment décréter ou on s’arrête et où on commence.

C’est d’ailleurs la difficulté d’aujourd’hui, dire que le progrès doit s’arrêter

Ah oui tiens, à propos de la terminologie:

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Si on veut confronter des points de vue, ce n’est pas la bonne méthode
Il faut utiliser la technologie pour ce qu’elle peut apporter de positif et la restreindre dans ses aspects négatifs

Certes,

Toutefois mon argument tiens quand même, Bien sur il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain. Nous avons besoin des technologies existantes pour nous aider a mieux supporter la décroissance qui s’annonce ( avec le nucléaire en tête de liste).

Mon point de vue c’est qu’il ne faut pas trop se projeter dans des technologies (IA ou autres) qui pourrait peut être un jour nous sauver. Ça s’appelle procrastiner et c’est d’ailleurs l’attitude actuelle de nos politiques. Il faut se battre aujourd’hui avec les armes dont nous disposons actuellement.

Je suis d’accord mais l’IA est là et opérationnelle.Bien sûr qu’il faut réduire la consommation d’énergie et de matières premières mais faisons le avec discernement

Je bosse dans le domaine et je serais assez réservé la dessus. Dans certains domaines specifiques ca « marche » en effet. Il est possible qu’on puisse trouver des usages de l’ia pour la transition, mais en regle generale, l’ia permet d’effectuer automatiquement des tâches répétitives bien définies, a partir de beaucoup de données bien propres. Elle peut aider mais ne resoud pas les problèmes a notre place.

Il y a un fil dédié sur « Machine learning et transition » pour discuter de ça.

ce que je voulais dire, c’est que la technique est mature ou très proche de l’être. J’ai lu l’autre jour qu’une IA a découvert un nouvel antibiotique.

Ce que je disais fait exactement référence a ce genre de titre d’articles de journaux…

J’ai répondu dans le blog
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Depuis Copenhague je suis dans votre logique de pensée en cdd précaire, faut-il réduire l’espérance de vie de 80 à 50 ans ? C’est surprenant mes grands-mères étaient des belles centenaires jardinières, avec des enfants fabriqués artisanalement à domicile et avec un bel esprit de filles des Yvelynes … Je souhaiterai que ce modèle soit possible dans l’Europe de demain. Bien A Vous. Corinne_Schubert

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J’ai l’impression ce sujet a pas mal diverger sur le sujet du savoir et de la technologie. Je vais essayer de revenir au sujet des « jobs », mais en restant un peu hors-sujet car parlant plus de long terme, que des métiers des jeunes actuels.

Je ne peux pas m’empêcher de réagir au « Coach en déconsommation », ce ne serait pas oxymorique comme job ? Au sens on « consomme » un service de coach (qui en tant qu’humain consomme des ressources) pour moins consommer de ressources :sweat_smile: (mais je comprend l’idée du service de transition rendu qui a peu avoir un coût faible devant les économies effectuées).

Sinon pour le long terme je questionnerai plus le concept même de ce qu’on voit comme un métier.
Aujourd’hui trouver un métier c’est trouver comment occuper son temps pour gagner de l’argent. Et ensuite on utilise cette argent pour faire ce que l’on veut. La production (au sens flux physique) n’est qu’un co-produit de cette démarche (qui a bien marché jusque là).
Mais dans un monde durable (c’est à dire sans croissance comme jusqu’à maintenant et sans décroissance comme la transition qui nous attend), il sera, je pense, plus avisé de déconstruire ce processus (capitaliste, disons-le). Et de considérer le produit physique réel dans le compte.
Ainsi je vois bien une société à la Thomas More dans L’Utopie ou ce que disait michelB:

Ainsi on aurait une production encadrée, choisie (par décision politique?) pour subvenir aux besoins de tous, mais rien ne dit qu’elle occupe « comme par hasard » tout le monde à « comme par hasard » 100% du temps. (J’y crois pas.) Merci nos connaissance je mise optimistiquement que ce sera moins de 100%.
Ainsi comme le décris Thomas More on aurait (de facon imagée) des citoyens qui s’occupent des activités productives « juste ce qu’il faut » le matin. Typiquement l’agriculture, mais aussi la rénovation du logement, la fabrication d’objet, le commerce, le transport, etc.
Et le reste du temps (pour rappel nos besoins sont assurés), on peut s’occuper à des activités non productives (sous-entendu non-carbonées, même si je sais que c’est toujours un peu carboné) comme ne rien faire, faire du social, participer à la décision politique, faire de la recherche, du développement, etc.

La dichotomie stricte du temps est seulement illustrative. Le point clé est surtout que l’on ne peut pas s’attendre à ce que l’on « pollue juste ce qu’il faut » comme par hasard avec tout le monde qui travaille 100% du temps. Actuellement, on le fait et on a un surplus appelé croissance côté pile et dérèglement climatique côté face. L’autre point clé étant de décider du système via les flux physiques générés et non la monnaie.

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@alexhmbt ce qui contredit l’idée d’avoir plus de temps, c’est le travail (énergétique) humain nécessaire a remplacer les combustibles fossiles. Si je me souviens bien, on est à 200 esclaves énergétiques par tête dans notre consommation actuelle (en Europe). Il n’est pas garantit qu’on aie de la marge pour aller bien en dessous de 1 esclave par humain…

Je partage ton point de vue sur la répartition du travail qui va être difficile a gérer. Je serais en faveur de réfléchir dans la direction d’une forme de revenu universel pour que le besoin de trouver du travail ne soit pas contre-productif au niveau carbone.

En effet, je sous-entends que ce ratio d’esclave énergétique baissera fortement, sans pour autant impacter le bonheur (je suis optimiste).
Mais il est vrai qu’il est possible que 100% du travail de chacun ne suffise pas à subvenir aux besoins, ce que je n’ai pas mentionné. Mais avec une hypothèse de coûts croissants avec la population , il suffirait de la diminuer. Et ensuite on serait dans l’état stationnaire que je mentionnais.

Pour le revenu universel, j’essayais soigneusement de ne pas le mentionner pour ne pas connoter politiquement mon message. Mais je pense que c’est une réflexion intéressante.

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Revenu universel, ou salaire à vie ? :sweat_smile:

Oulà, il va falloir que je fasse attention à mon vocabulaire :sweat_smile:
Celà dit, Bernard Friot parle beaucoup de qualification, et dans le cas de la transition, il y a un peu un « reset » sur pas mal de qualifications qui deviennent obsolètes. Je me demande s’il a réfléchi à la transition.

Je me pose exactement la même question. Je n’ai pas l’impression qu’il ait conscience que ce qui nous attend demande de réviser en partie son modèle, surtout dans un monde moins productif; même s’il n’est pas un ardent productiviste.

Je n’ai rien contre le commerce, on ne peut pas tous tout apprendre et ça facilite grandement les échanges. Je pense que le gain d’échelle à avoir quelques « experts », fait gagner du temps à tout le collectif.
L’important c’est bilan à la fin de l’année, est-ce qu’en dépensant 100, j’ai pu n’émettre que « 50 » cette année. Tant que le bilan est une réduction de la dépendance aux énergies fossiles, une réduction des émissions de CO2 à long terme, et une émancipation en général, pourquoi ne pas demander de l’aide ?
Deux cerveau valent mieux qu’un. Aussi, ce n’est pas facile de vivre avec 800€ par mois, c’est ce vers quoi nous devons tendre, et c’est vraiment pas évident, ça s’apprend.

Le commerce existera toujours, j’espère que le capitalisme non, mais je sais que beaucoup de définitions du capitalisme diffère les unes des autres.

Pour moi, métier = « Ce qui me nourrit au quotidien », « comment je gagne ma vie ».
Voir l’Ikigaï.

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Bonjour
Diffusé le 24 juillet 2020 un article qui évoque une réponse dans Mediapart à Alex Laurent qui s’est prononcé contre la proposition de revenu universel émise par la députée Valérie Petit et Marc de Basquiat. Il est en effet question des minima sociaux et d’un minima devenant universel.