Mangeons des insectes

De mon point de vue, le constat est parfait. La solution à la famine convaincante mais pas très motivante.

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Il y a cette stratup française qui bosse la dessus :

On en parlait là (il y a le lien de quelques études scientifiques qui vont probablement dans le même sens que ce qui montré dans la vidéo) :

Il y a pas mal de startup qui s’y mettent effectivement. En plus la législation européenne a évolué récemment en autorisant la vente d’insectes pour la consommations humaine.
Seulement ces produits sont à des prix exorbitant (plus de 100 le kg)

Personnellement cela fait 8 mois que mange une fois par jour des vers de farine destiné aux oiseaux, poules. Je tamise juste les vers pour faire tomber les impuretés et Miam ! Le prix est de 15 € le kg.
Cet écart de prix s’explique selon par le fait que des entreprises anciennement installées ont déjà amorti l’achat des hangars, mécanisé le tri, ne doivent pas payer des organismes pour contrôler l’hygiène (ou moins stricte car pour animaux) et faire de la com.
Après j’avoue que quand tu tombe sur un caillou ou un morceau de bois, tu fais la gueule … Mais ça s’arrête là.

L’avantage de cet élevage est sa grande simplicité pour nourrir les vers : Ils bouffent tout et demandent très peu d’eau.

Ils pourraient peut être même est un vecteur de transformation plastique-nourriture ^^
Les vers de farine pourraient nous aider à nous débarrasser des déchets plastiques

Je pense qu’ils ont un gros potentiel, probablement plus que les criquets ou sauterelles.

Le point négatif est qu’il ont besoin d’être abrité dans des hangars chauffées pour accélérer leur croissance et pouvoir trier les différents stades d’évolution. Et donc il faut leur amener la nourriture dans ces mêmes hangars.

A choisir je préfère l’idée que les agriculteurs se convertissent à l’agroécologie. Qui non seulement ne nécessite pas d’intrants issues du pétrole mais apporte une plus grande résilience face aux phénomènes météorologiques extrêmes.
D’autre part, même s’il me paraît évident qu’il faut réduire drastiquement notre consommation de viande, ne plus en manger conduirait à la disparition de toutes les races d’élevage et de tous les produits dérivés (oeufs, lait, fromage…). Ce qui me semble également être une perte de bio-diversité et de richesse des traditions. Sans compter que les animaux d’élevages ont manifestement un rôle essentiel dans un système agroécologique équilibré.

Quel serait le bilan d’une poule dont on mange les œufs pendant un an ?

Je ne suis pas sûr de comprendre la question. Peux-tu préciser ?

Quel est le périmètre de calcul de l’empreinte CO2 de la viande ?
Dans notre société industrielle les races à viande sont élevées pour la viande.
Mais si l’on calcule l’empreinte en prenant en compte les autres apports de l’animal. Oeufs, viande et intrants pour la poule. Lait, viande, intrants, travail pour un bœuf/vache. Quel serait il ?
JMJ présente souvent l’économie pré carbone sur lz partie animaux/énergie avec des animaux qui servaient à plusieurs fonctions ! Chambres au dessus de l’étable, travail, etc…
D’où la question concernant l’empreinte carbone de la viande du poule après un an de production d’oeufs. Mais la question peut être plus générale.

Je ne sais pas.

Cela doit vraisemblablement dépendre de la façon d’élever les poules.
Il faudrait s’attacher à un élevage précis et prendre en compte toutes les sources.

Le problème :
Une vache peut produire du lait à partir de ces deux à trois ans et est généralement tuée à ses cinq ans pour faire de la viande bas de gamme.
Un boeuf est tué quand il y a un à deux ans.
C’est à dire que les vaches laitières sont déjà utilisées pour faire de la viande mais comme la demande est très forte et que les gens veulent de la viande de bonne race bovine, on élève des races à viande.

C’est exactement la même chose avec les poules pondeuses et les poules à viande.

On revient au problème des habitudes alimentaires, beaucoup trop carnées.

Dans tout les cas à partir du moment où les animaux s’ajoutent entre les produits végétaux et le produit final, les pertes liées aux depenses energetiques de l’animal provoquent une utilisation peu optimale des surfaces agricoles (si les animaux ne sont pas en prairie non cultivables), des émissions de méthane et les produits carnées sont plus difficiles à conserver.

En somme, l’idée d’un animal pleinement exploité pour tirer tout la maximum de ce qu’il peut est une bonne idée mais pour se faire, il faudra quoiqu’il arrive manger beaucoup moins de viande (5 à 6 fois par mois est selon moi un objectif qui n’est pas trop dur à atteindre pour ne pas brusquer les gens).
Sans oublier l’aspect éthique et morale concernant une vache qui doit porter son veau qui lui sera retirer à la naissance pour lui pomper tous les jours son lait…

Pour plus de détails, tu peux regarder le PTEF consacré à ce sujet : https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2021/04/TSP-PTEF-V1-FL-Agriculture.pdf

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Tout à fait d’accord sur le conclusion. C’était plus pour l’exercice.