Les élections ce weekend : grosse fatigue, où est la ligne politique "the shifters"?

J’ai malgré tout été voté ce weekend pour les départementales/régionales, mais quelle grosse fatigue d’y aller.

Qu’est-ce que j’appelle la ligne politique « the shifters » ? Ce n’est pas trop compliqué : le fait que le monde soit fini. Une fois qu’on a vu une conf de JMJ, ça paraît aussi évident que 1 + 1 = 2, pourtant il n’y a aucun écho dans le grand public. Ni auprès des amis, ni auprès de la famille. Ni chez les grands médias, ni chez les politiques.

Pire, j’ai l’impression que la situation s’aggrave depuis 20 ans :

  • les verts s’embourbent dans leur contradictions, et n’arrivent pas à mesurer l’effort à réaliser,
  • la droite s’enfonce dans un déni inquiétant,
  • le PS ne parvient pas à mobiliser,
  • l’électorat fuit les urnes,
  • les grands médias penchent de plus en plus à droite. J’étais jeune, mais je n’ai pas souvenir que dans les années 90, l’extrême droite avait à ce point un tel pignon sur rue.

Et vous, quelle est votre lecture de la situation politique actuelle ? Avez-vous été voter ou avez-vous le sentiment que « ça ne sert à rien » ?

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Salut,

Personnellement je n’ai pas été voté, mais c’était probablement une erreur.
Je ne crois pas non plus spécialement en l’impact environnemental que pourrai avoir un vote, et estime avoir beaucoup plus d’impact en tant que consommateur, à l’instar de ce que peux évoquer bon pote dans son billet dédié : https://bonpote.com/voter-avec-son-argent-10-actions-pour-etre-moins-egoiste/

Toutefois, je ne peux aussi m’empêcher de penser qu’à force de bouder les urnes, on finira peut-être par nous les retirer… Et je pense que la liberté dont nous disposons encore aujourd’hui est un élément essentiel au combat écologique !

En bref, je n’ai pas voté car je pense que cela n’a pas d’impact direct.
En revanche, mes regrets vont dans le fait que je ne me suis pas battu pour un « statut quo » démocratique qui préserve probablement nos chances d’entreprendre des actions intelligentes. Si nous continuons à montrer que nous tenons à notre démocratie, cela refroidira peut être certaines velléités de prise de pouvoir plus autoritaire.

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« La situation politique actuelle »!!! Voyons voir:
Un modèle économique arrivant à ses limites, lui qui devait être infini, du coup « argent magique » pour créer une croissance totalement virtuelle et vide de sens.
Une organisation politique à bout de souffle ou l’on ne vote plus pour un programme ou pour ses convictions mais pour éviter qu’un autre parti politique prennent le dessus.
Des personnalités politique coincées dans leur bulle carriériste si loin du peuple qu’elles ne représentent plus que leurs intérêts.
Des médias possédés par des milliardaires qui les utilisent comme outils de propagande pour manipuler la « plèbe ».
« Et puis bah y a le peuple »:
Qui voit bien que tout part en sucette, qui aimerait que ça change, qui aimerait que l’on trouve une solution à cette contradiction terrible: mon confort / la survie de la planète ; ma définition du bonheur / la sobriété ; un avenir pour mes gosses / le réchauffement climatique et ses conséquences…
Voter servira à quelque chose le jour ou un parti politique représentera vraiment les inquiétudes actuelles du peuple, en attendant, transmettre l’information, agir dans son cercle, avancer pas à pas.
Comme dirait l’autre: c’est à force de faire du bruit que le politique tend l’oreille!

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En ce qui me concerne, je n’ai pas voté non plus.

Aucune des listes qui se présentent ne propose ne serait-ce qu’une seule idée à laquelle j’adhère. Au contraire, tous les exemples, les promesses, les arguments avancés en vue de séduire l’électorat me font l’effet inverse.

Contrairement à ce qui a été dit plus haut, je pense que cette séduction fonctionne très bien auprès de la majorité de mes compatriotes. Les politiques ne sont pas des idiots, à défaut d’avoir des convictions fortes, ils se renseignent sur ce que veulent entendre leurs électeurs avant de leurs présenter le menu.
L’offre politique ne fait que refléter les désirs du plus grands nombre et ne changera que lorsque, malgré la propagande écrasante, l’opinion populaire changera également. C’est à dire, probablement trop tard.

Je serais curieux de savoir combien de gens se sont intéressés et ont réellement compris ce dont parle Jancovici, Aurélien Barrau, Philippe Bihouix, etc ? Combien comprennent bien les deux lois fondamentales associées à l’énergie ? Que personne n’explique de façon satisfaisante d’ailleurs. (« Ce qui quantifie la transformation d’un système » pour quelqu’un qui n’a pas fait d’étude scientifique et n’avait pas compris avant ce qu’est l’énergie, ça ne veut rien dire.). Combien comprennent le principe d’entropie ?

Bonjour,

Pour ma part je fais partie de Génération Écologie. Sa présidente, Delphine Batho, est très proche de beaucoup de membres du CA du Shift Project et partage les idées du Shift, même si ce n’est pas dit comme ça. Le problème est que nous sommes un petit parti et nous allions systématiquement aux Verts pour les élections, alors que nous ne sommes de toute évidence pas sur le même créneau sur certains sujets…

Effectivement, voir comment est traité mle sujet énergie-climat par les têtes des différents partis a de quoi déprimer…

Les Shifters avaient pour mission, en amont des élections régionales, d’approcher les différents listes candidates, afin de nous faire connaître. Peut-être y aura-t-il un résumé du projet après les élections ? À voir !

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Petite réaction un peu désolé d’un très vieux votant.
Ne pas voter, c’est encourager la démagogie de certains, c’est démissionner de notre responsabilité de membre d’une société. D’accord, l’offre politique n’est pas très réjouissante. Mais croyez-vous qu’elle l’ai jamais été. Faites un peu d’histoire (tiens allez voir le dernier ouvrage de Piketty) et vous relativiserez notre situation actuelle. Evidemment que voter c’est accepter de ne pas soutenir la totalité de ce qu’on pense nécessaire. Mais c’est accepter le compromis, chercher les opportunités.
C’est vraiment trop facile de critiquer/maudire l’ensemble du personnel politique sans soi-même s’engager en politique.

Le principe de la démocratie c’est d’être d’accord sur le fait qu’on n’est pas d’accord mais qu’on peut quand même en parler et que c’est la moins mauvaise façon de vivre ensemble sans que quelques uns s’emparent du pouvoir pour nous empêcher de simplement formuler notre point de vue.

Quand à la ligne politique des shifters, elle se formule tous les jours dans les documents produits par le Shift, qui prennent en compte la complexité, critiquent mais aussi approuvent, encouragent, remettent cent fois sur le métier… C’est ça la politique et non le dégoût facile devant ce qui ne nous satisfait pas complètement.

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Intéressants points de vue exposés, très différents les uns des autres.
Je suis un votant systématique, également proche de Generation Ecologie et Delphine Batho.
Dans chacun des votes, bien que ne trouvant jamais un programme comportant 100% de ce que je souhaiterais y trouver (même lorsque j’étais moi même candidat sur une liste européenne), les différentes offres politiques sont loin d’être équivalentes donc choisir le vote qui correspond le plus (le moins mal) à mes objectif. L’abstention, c’est laisser les autres choisir pour soi!
En Occitanie, le faible score des écolos au premiers tour et leur absence au second tour, donnera toute légitimité à agir pour l’exécutif en passe d’être réélu qui a été clair dans sa volonté de soutien fort de la poule aux oeufs d or aéronautique.

L’absence d’offre satisfaisante peut aussi inciter a s’engager dans une structure politique existante (ou pas) pour faire changer les choses de l’intérieur.

Faire du plaidoyer, ainsi que de s’appliquer a réduire son empreinte individuelle c’est bien, mais la transition de quelques uns ne suffira pas a se mettre sur la bonne voie. Les changements législatif et règlementaires, mais aussi de politiques publiques économiques en particulier, c’est au niveau politique par des rapports de force que cela se décide. Attendre que les thèses qui nous correspondent totalement puissent s imposer, pour voter et mettre ceux au pouvoir qui peuvent les porter, c’est la garantie que rien de se produira.

Si on regarde un peu en arrière sur l’histoire, les grand changements ne se sont pas produit une fois que tout le monde avait adhéré en toute connaissance de cause au changement mais plutôt quand un groupe de convaincus motivé a su emporter le plus grand nombre, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, de les suivre. Dans ces potentiels motivés nombre de shifters ont toute leur place.

J en profite aussi une nuance sur la notion de ligne politique. Oui le shift travaille sur des questions politiques. Le Shift a t il une ligne politique, ou les propositions du shift pourraient elle être un programme politique: Non ! Pourquoi ? : Un programme politique ne peut être limité à un secteur, mais global (Quel est l avis du shift sur les relations internationales, l’éducation, la laïcité, la politique de maintien de l ordre ou d’immigration ?). Mais même dans les mesures proposées par le shift, quel seraient l acceptabilité sociétale de ces mesures, autrement dit à quelles conditions les citoyens sont ils prets à accepter les changements (d’emploi par exemple) ou les restriction (de voyage par exemple), un programme politique doit fournir des réponses à cela.

Je donne un autre exemple: Objectif 2teqCO2/an/h pour les français ok. Mais cela peut se faire avec une plage des 8 déciles centraux entre 0.5 et 15t ou 1.2 et 4t tout en ayant la même moyenne, et bien ca c est un choix politique essentiel auquel le shift ne répond pas.

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Je ne suis pas d’accord avec toutes les positions des listes écolo, à commencer par la position sur le nuc et les éoliennes.
Mais je me dis qu’en votant pour eux j’envoie le signal aux autres partis que l’écologie intéresse les citoyens.
Et je pense que nous avons besoin d’écologie dans toute les listes. Ce que permettra j’espère à différents sensibilités écolos d’emerger. Notamment des courant plus raisonnables face à la science et à la souveraineté énergétique du pays.

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Ça pourrait faire l’objet d’un travail du Shift.

JMJ a donné des prémisses dans https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/ou-est-le-sens/:

… la première condition mise par les français à l’adoption de mesures contraignantes est leur caractère équitable. Cela supprime un élément d’insécurité : celui d’être mis en marge de la collectivité, parce qu’il devient impossible d’accéder à un élément de consommation qui reste possible pour les autres. Cela explique aussi pourquoi la contrainte réglementaire, qui est raisonnablement égalitaire (s’il est interdit d’acheter une grosse voiture, ca vaut pour les riches comme pour les pauvres), est mieux perçue que la contrainte par les prix (qui ne touche pas de la même manière les gens qui ont les moyens et ceux qui les ont moins).

Pourquoi Delphine Batho ne se lancerait pas à la présidentielle en s inspirant du PTEF?

Pris contact avec génération écologie par curiosité. Déja entendu parler plusieurs fois de delphine batho (audition à l’assemblée nationale la 1ère fois).

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Nous ne sommes pas en démocratie. Notre organisation politique est basée sur le principe de gouvernement représentatif ou le seul pouvoir du peuple est de choisir ses représentants par l’outil du vote, qui, lorsqu’il est utilisé pour finaliser un débat à propos d’un choix est un outil démocratique, mais lorsqu’il est utilisé pour choisir une ou plusieurs personnes, il est aristocratique. Notre organisation politique a été construite par des anti-démocrate, exemple abbé siyes (1ère assemblée constituante). En france le vote blan n’est pas comptabiliser, nous n’avons aucune possibilité, par le vote d’exprimer notre volonté de voir d’autres courant politique émergé, ou le simple fait de ne pas se sentir représenter par tous les candidats. L’abstention devient à ce moment la, une façon de prendre position.
travail de Mme Stiegler, philosophie politique,
Etienne chouard, professeur d’économie et de de droit
Alain, livre Propos sur les pouvoirs
Bakhounine, père de l’anarchisme
« la moins mauvaise façon de vivre ensemble sans que quelques uns s’emparent du pouvoir pour nous empêcher de simplement formuler notre point de vue »… Facebook censurant des posts contraire à leur idéologie, tweeter idem, les médias mainstream qui filtrent les informations n’offrant pas un panel complet de tous les courants politique et idéologique du pays,…je suis désolé mais notre « belle démocratie » (qui prône les libertés individuelles -apanage des régimes totalitaire- alors que la démocratie prône avant tout la conscience collective) censure.
Je suis engagé politiquement depuis 8 années, participe aux dépouillements de chaque élections depuis 7 ans, ne vote plus depuis les élections présidentielle 2017.

Quentin
Ta position a le mérite de la clarté et de la responsabilité (vote blanc et engagement politique). C’est une forme de radicalisme que je ne la partage pas nécessairement car je choisis plutôt la voie du compromis (pas de la compromission) mais le désaccord n’empêche pas l’estime (j’ai d’ailleurs des amis radicaux). Je m’insurgeai dans ma réponse contre le « tous pourris » ou « tous aveugles » ou encore "tous trop ignares pour comprendre le bien fondé scientifique du Shift car c’est une forme d’élitisme qui procède d’un mépris facile et inconséquent. J’ai bien compris que ce n’était pas ce que tu soutenais. De mon côté je n’idéalise pas notre démocratie, loin de là, mais j’essaye de la situer dans la relativité historique.
Au plaisir de continuer à discuter.

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De mon point de vue, voter ne sert strictement à rien dans le contexte actuel.

Même si des élus trahissaient leurs promesses pour faire au mieux (à l’égal d’un despote éclairé), il reste essentiel pour eux de trouver les mots qui vont séduire leur électorat. Sans cela ils ne sont pas élus. Mais comment séduire un électorat avec des propositions auxquelles il n’adhère pas ? Ou pourquoi séduire un électorat minoritaire (ou ultra-minoritaire comme les « shifters ») ?

Etant donné que le politique cherche l’approbation auprès de l’électorat le plus large, se sont les idées les plus largement partagées qu’il promeut. Et à moins de gouverner contre le plus grand nombre et sans tenir compte des injonctions de l’Europe, les décisions qui satisfont son électorat et/ou la doxa européenne sont prises. Sinon c’est la sanction au prochaines élections (voir avant) et les menaces de l’Europe.

Face à ces contraintes, seule une masse non négligeable d’électeurs voulant une autre politique et prêt à en accepter les désagréments peut permettre à de nouvelles propositions d’émerger. C’est bien la majorité qui impose ses idées aux politiques et non l’inverse.

Malheureusement, ce sont les médias qui suggèrent leurs idées à la majorité… Et les médias sont contrôlés par des gens qui ne voient aucun intérêt à changer les choses.

La seule façon de faire bouger les choses est de faire prendre conscience du problème au plus grand nombre et cela contre la pensée dominante. Je ne parle pas d’idées ou d’opinions mais de constats simples et vérifiables. Exactement ce que fait Jancovici sans réussir à toucher un publique très large.

Or justement c’est là que réside le problème, Jancovici parle pratiquement toujours à la même minorité en s’appuyant en réalité sur des prérequis scientifiques.
Il faut trouver un moyen pour que la conscience et la compréhension réelle du problème se répande avec la force d’une conviction forgée par l’expérience quotidienne. Que l’expérience concrète emporte l’adhésion plutôt que l’orateur.

Sans cela vos espoirs de changement ne se réaliserons jamais.

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Pour ce qui est d’aller voter, je commencerai par un bilan cout/benefice :
En général un bureau de vote est à 10 minutes à pied de chez soi et on vote certainement 2 fois par an en moyenne, donc l’investissement est d’une heure par an (mais tu peux aussi en profiter pour acheter ton pain, aller à la messe, poster des lettres…).
Le cout est donc assez modéré mais bien sur il faut voir le gain ou pas de l’action.

Concernant le système de vote il est certes perfectible (et grandement) mais pour autant :

  • Exprimer ton vote fait de toi une cible à convaincre et donc à qui s’adapter alors que pour un non votant il faut pour le politique à la fois te convaincre d’aller voter puis ensuite de voter pour lui (plus de travail)
  • Du coup concernant le vote blanc, même dans le système actuel, ce n’est pas pareil en terme de message : s’il y a 70% d’abstention on en déduit qu’il y a 70% de gens perdus pour la cause donc éventuellement quelqu’un de populiste va aller les chercher mais pour les autres candidats ça ne les intéresse pas plus que ça puisque les élection est un pourcentage des votes exprimés non nuls/blancs. Par contre si tu as 70% de vote blanc le message est que des gens sont prets à voter des qu’il y aura un candidat qui leur correspondra et ça ça peut ouvrir des vocations…
  • Souvent un des arguments pour ne pas voter est de dire que son vote ne vaut pas grand chose par rapport à la masse et donc un vote de plus ou de moins… C’est vrai dans une élection présidentielle et c’est d’ailleurs le but mais c’est surtout un raisonnement qui ne passe pas à l’échelle donc à partir du moment ou trop de gens agissent de la sorte le raisonnement n’est plus vrai.
    Par ailleurs dans des élections locales (municipales ou départementales) lorsqu’on ne regarde plus les pourcentages de votant mais les nombres de votant on voit beaucoup de votes se jouer sur des différences très restreintes
  • Après il faut aussi accepter le consensus : ce n’est pas parce que nous avons toujours raison et pas les autres que le candidat qu’on élira fera exactement ce qu’on voudrait qu’il fasse (sans d’ailleurs qu’on maitrise tous les aspects). L’élection d’un représentant, notamment dans le système actuel, ne suffit clairement pas à avoir une politique nous représentant et dans tous les cas il faut s’investir dans la « politique » (au sens « vie de la société ») en permanence avec ce qui est à disposition, ça ne changera pas tout seul… d’où la ligne politique des Shifters à mon avis de vouloir éclairer le débat en prenant en compte les conclusions des rapports du Shift

Au final ma conclusion personnelle est que participer à une élection a un cout très faible, un gain à mon avis positif mais faible aussi mais à cumuler en fonction du nombre de votants et qui doit se voir aussi dans une implication plus large, car voter 2 fois par an ne suffit pas (et ne suffira jamais).

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Et je trouverais ce travail aussi bien intéressant que pertinent.

MAIS et c est un gros MAIS, n’est ce pas déjà trop politique pour les shifters, car il s agit de travaux fait sur un choix politique. Energétiquement et pour le bilan carbone que les X vols annuels soient partagés entre 10% de la population ou 100% ça ne change pas le bilan carbone.

Les notion d’équité et d’égalité sont très importantes. Elles sont au coeur des travaux des sciences… sociales, et le SHIFT a, pour le moment, traite de facon scientifique de questions au moeyns des sciences dures et pas des sciences molles (à une exception près l’économie, la science sociale qui veut quitter ce groupe et se faire passer pour une science dure !)

Je serais intéressé si un des gardiens du temple Shifters, un des membres du CA passant par là nous éclaire sur cette question.

Delphine Batho est partie prenante du pole écologiste qui travaille à la préparation à la primaire écolo de septembre. Elle n’a pour le moment pas annoncé sa candidature. La clôture des parrainages pour les candidats est fixée au 11 juillet. Nous verront et dans tous les cas selon ce qui ressort de la primaire écolo, les candidatures présidentielles pourraient intervenir plus tard.
Aucun doute que l’aspect décarbonations (qui est un sous élément du chapitre plus global de l l’écologie) s’inspirerait du PTEF.
Pour info lors de la campagne pour les européennes, la liste Urgence Ecologie que Delphine Batho a initié, s’est appuyé sur des travaux du Shift pour bâtir son programme d’autant plus qu’un de ses membre (aujourd hui conseiller de Paris comme mentionné dans une des dernières audios de JMJ) était un des salariés de Carbone 4.

D’accord avec une partie de ce que tu dit ainsi qu’avec les propos de Bertrand mettant en garde contre l’elitisme.

Mais je pense que l on manque un élément essentiel entre le travail du shift / ce que porte JMJ c est qu’un ensemble de « constats simples et vérifiables » appuyés sur la science n’est pas une politique. Une politique doit s appuyer sur ces constats, mais elle est le modèle de société proposé et qui dans une democratie (meme tres imparfaite) doit rassembler les suffrage pour être appliqué.

On peut se mettre d’accord sur les X% de baisse de CO2 à l’horizon 20yy, mais le programme politique sera de dire s 'il est obtenu par la réduction de protéine animale de 2X% et des transports de 3X% ou bien l’inverse. Dans ce choix réside la politique, de meme que dans determiner si cette baise s’applique à la population entière uniformement ou modulée selon la pyramide de revenus par exemple.

Justement aucun choix politique contraignant ne peut être proposé à une population qui ne comprends pas que nous faisons face à un problème grave.

Au contraire, exprimer ton vote pour un programme quelconque envoi le message que tu adhères en grande parti aux propositions de ce programme. Inutile donc de te convaincre et le politique compte alors un point de plus pour son camp.

Factuellement, tous les politiques cherchent à séduire les abstensionnistes. Ils ont des équipes qui cherchent à analyser pourquoi il y a abstention et dans quelle mesures leur rhétorique pourrait ramener certaines de ces personnes dans leur camp.
Si une nouvelle conscience se répand dans la population, ils seront vite au courant.
Ils savent déjà très bien ce que dit Jancovici, mais vu que seule une fraction ultra-minoritaire de la population a pris conscience du danger, cela ne les intéresse pas de proposer des politiques contraignantes et radicales qui seront fortement impopulaires. Car ce serait un suicide politique.

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