Le stockage de chaleur sur la durée ? Technos et applications

Les pertes de rendements sur un processus se font par perte de chaleur.
Pour augmenter le rendement, on peut donc rendre cette perte utile (et augmenter le TRE)

Comme je ne me suis pas intéressé au sujet depuis quelques années et que à première vue, ca n’a pas été traité de manière globale mais éparse sur le forum.

Que penseriez-vous de réaliser un joli diagramme (température, durée) de la pertinence de solutions pour le stockage d’énergie calorifique ?

@Fab
Est-ce que que tu pourrais nous en dire plus car pour moi, sels fondus = court terme.

J’ai vu aussi que du stockage stable thermochimique (je chauffe j’évapore de l’eau et réaction endothermique et si j’ajoute de l’eau, exothermie et je récupère ma chaleur)
Du stockage à changement de phase aussi

Bref des trucs qui sont peut-être intéressants pour une société bas-carbone.

Attention à rester critique sur la quantité d’énergie (+externalités) à investir dans la capacité de stockage aussi car si on investit 100 GWh pour stocker 1 KWh, c’est pas super utile non plus.

A vos analyses/articles/informations/avis technique

J’ai été surpris d’apprendre dans une des vidéos du réveilleur qu’on pouvait simplement stocker de l’eau chaude dans une colonne de gravier sous terre à l’échelle résidentielle en inter-saison https://youtu.be/oDyvDvQ5JkU?t=731

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@Norway Depuis que Sci-Hub est cassé, en terme d’articles scientifiques je suis un peu à poil…

En tout cas il est correct de dire que les sels fondus actuels entre autre carbonates de lithium sont plutôt destinés à des cycles courts. Ils sont utilisés là où les huiles organiques ne permettent plus de passer le flux de thermie.
Pour quelqu’un qui aurait du temps à passer sur le sujet, le gros fournisseur est YARA (fabriquant d’ammonitrate à la base, une des seules industries à capter son CO2… Pour en faire du carbonate !), en contactant le service commercial pour avoir leurs refs et les specs de gamme de sels haute température on pourrait avoir l’info. Là perso je n’aurais pas le temps avant un moment.

Il y a un papier (encore ce pb de sources…) anglais de l’an dernier qui donnait les rendements et consos énergétiques de pas mal de technos de stockage de chaleur (eau, eau + additifs, huiles, sels) aisi que les perspectives.
Si ça me retombe sous la main je le mettrais ici.

Le changement de phase, jamais utilisé, tout ce que j’en sais c’est que c’est subtile à gérer en matière d’emballement thermique et que c’est ce qu’il y a dans les petites chaufferettes de chez décathlon.

@Paul Oui, ou dans des réservoirs bien isolés. C’est le revamping classique des réservoirs de fioul, on a de 4000 à 20000m3 à moindre cout. Un tel volume à 95° refroidit lentement et stocke quelques kW. Le truc a aussi été tenté dans une ancienne mine de fer en banlieue de Caen dans les années 2000 après l’abandon du stockage d’essence afin de soulager le réseau de chauffage urbain, je n’en ai plus entendu parler, peut être que ça marche encore.
Il se trouve qu’il y a une ancienne mine de charbon juste sous la centrale de Flamanville (mine de Diélette) : peut être une poche idéale ?

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Dans le cadre d’une conversion d’une chaudière fioul à une chaudière Air/eau haute température, pourrait-on envisager d’utiliser le réservoir fioul comme une batterie de stockage de chaleur? on ferait tourner la PAC aux moment idéaux d’un point de vue réseau (là où l’électricité marginale est la moins carbonée) pour réutiliser plus tard la chaleur. Le débit massique d’une chaudière fioul c’est environ 15l/h, donc avec 2000L ça fait assez pour lisser sur la journée.

@Paul En théorie, en isolant le bac oui, mais en pratique gare à la prolifération bactérienne au delà de 35°C.

Au prix du carburant, mieux vaut avoir une cuve d’eau pour celà plutôt que de jetter quelques centaines de litres, payer un nettoyage de cuve, un jeu de filtres et un gicleur neuf.