Jardinage et séquestration carbone

Bonjour,
Je suis actuellement stagiaire dans une petite commune (7000 hab) sur les questions énergie climat et je me demande quelles sont les leviers d’actions à cette échelle.

Je suis à la recherche d’informations sur la séquestration carbone à l’échelle d’une parcelle, d’un jardin.
Le compostage, les toilettes sèches, le broyages in situ des branches sont elles des techniques permettant de séquestrer du carbone ?
Evidemment cela va dépendre du type de sol. Mettons un sol argileux lourd et compact : l’incorporation de matière organique par retournement du sol et ajout de matières organique correspondrait bien à un enrichissement en carbone du sol, non ?
Mais quel potentiel de séquestration cela représente ?

J’en profite pour signaler la présence de 2 MOOC sur les liens sols et climat sur FUNMOOC

:slight_smile:

Bonjour,
Ça peut être un début de piste :

Merci, je vais regarder ça. Mais je ne suis pas certain d’y trouver les données à petites échelles concernant les pratiques de jardinage assez communes :

  • laisser les déchets verts sur la parcelle ( en vrac ou en compostage)
  • Broyage et enfouissement
  • toilette sèche
  • Mulch etc.

En effet, dans ma commune 600 tonnes de déchets verts sont évacués chaque année de la commune. J’aimerai savoir estimer quelle perte de séquestration de carbone cela correspond et savoir comment séquestrer le C de cette matière organique dans les sols de la communes. D’où ma question initiale.

Je partage ici ce que je viens d’apprendre et qui me semble intéressant : Les arbres, d’après une brochure de l’ADEME (Aménager avec la nature en ville p 67) , représentent un potentiel de séquestration de 50 kg CO2/an dans la biomasse et 50 kg CO2/an grâce à leur effet refroidissant qui induit une réduction d’usage des clim dans les bâtiments.

Toutes choses étant égales par ailleurs (faudrait une expression moins pompeuse et moins longue que « Tutes choses étant… »), un ordre de grandeur intéressant qui en découle est qu’il faudrait planter une centaine d’arbres par habitant pour simplement compenser nos émissions territoriales.

Bonjour. Je suis un nouveau ‹ shifter › et très intéressé de savoir comment le jardinage (privé ou public à travers les espaces verts) contribue ou pas à la séquestration de carbone. J’ai vu vos questions du mois d’avril : avez vous avancé dans vos recherches ?
On a à faire la part entre :

  • des plantes (légumes, fleurs,arbustes) achetés pour planter et présentant souvent un bilan carbone ‹ litigieux › (serres chauffées, plastique, tourbe, transport depuis la Hollande parfois)
  • une incorporation du carbone contenu dans le pot lors de la plantation (mais combien, selon le terreau et sa nature?). Cela constitue de fait une incorporation de carbone,
  • la séquestration de carbone par les plantes elles-mêmes en place (mais c’est souvent faible, meiux cependant qu’un espace goudronné ou bétonné)
  • à condition que ces plantes en fin de vie (tonte de gazon, dechets végétaux) soient enfouis ou traités de façon adéquate, ce qui semble être votre sujet.
    Les jardins, par ailleurs, enfouissent souvent des écorces venues de l’extérieur (paillage)et des terreaux achetés en complément…
    Je suis preneur de toutes infos sur ces sujets. Merci