Inconvénient des biocarburants : quelle surface nécessaire?

Petite question : savez-vous quelle surface est nécessaire pour les biocarburants? Je sais que ce n’est pas généralisable, mais je cherche de manière plus précise des chiffres… un beau-père à convaincre, merci :wink:

Bonjour, je pense que tu pourrais trouver des réponses ici https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/que-pouvons-nous-esperer-des-biocarburants/

Si tu arrives à convaincre ton beau-père tu pourras te lancer dans les conférences :joy:

Si t’arrives à motiver ton beau père, tu peux lui faire regarder cette présentation :


les conclusions de l’étude de Petros Chatzimpiros sont sans appel! (A partir de 30min)
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Posté sur Slack par Pâtes Fraiches

Je pense que vous trouverez les éléments de base ici :


P43-44. Après il vous faudra faire des calculs…
j’ai par ailleurs lu « Si la France voulait remplacer 10 % des carburants pétroliers par des biocarburants, elle devrait y consacrer 2,7 millions d’hectares soit 18,5 % de sa surface agricole utile ». Donc je déduis : 100% de surface agricole française ne fournirait que 55% de besoin en carburants. A vérifier.

Cet excellent et indispensable livre de feu David MacKay a été traduit en français (par une équipe dans laquelle se trouvait un valeureux shifter) et il est disponible ici ==>http://www.amides.fr/sewtha.html

Venant du monde agricole picard et ayant J’aimerais bien savoir combien il faut de litres (équivalent) de pétrole pour faire un litre de bioéthanol betterave, qqun a fait le calcul? Parce que juste pour la culture et le traitement, ça doit être assez considérable, même en scope 1 quand on sait la conso d’un tracteur, d’un camion, d’une grue, sachant que la betterave c’est beaucoup d’eau…

J’ai vu passer un doc l’autre jour dans lequel il était indiqué que les biocarburants émettaient 50% de GES vs carburant classique. J’imagine que ça donne un premier ordre de grandeur correct.

Le taux de retour énergétique moyen des biocarburants est d’environ 1,3 ; certaines cultures donnent un peu plus mais je ne retrouve pas l’info. En gros, tu récupères 1,3 x l’énergie que tu dépenses. Donc en effet, tu ne récupères pas grand-chose de plus, mais tu perds du temps et de la surface agricole…

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oui j’avais fait un calcul rapide et ça donnait ça, et ça semble difficile à croire, mais bon…

Les avantages que je vois, c’est de pouvoir en produire sur son propre territoire, mais en dépendant tout de même des intrants, tracteurs et divers équipements de raffinage, donc en totale autarcie ça ne me semble tout de même pas viable.
Et le fait que ça vient de plantes, donc c’est écolo, c’est bon pour l’image. Opportunité de greenwashing.

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Nécessaire pour quel objectif précisément ?
Surfaces agricoles existantes ou supplémentaires ? On exploite forcément déjà les meilleurs terres
Il faudra aussi préciser pas mal d’hypothèses sur la production des biocarburants

Mais la question n’a pas lieu d’être en fait. La production de biocarburant avec son TRE médiocre (Merci Laeticia) < 5 implique une société dans laquelle le transport est pratiquement inexistant.

Sinon la production brute d’énergie (déchets + nourriture) d’un champ moyen c’est 50.000 KWh à l’hectare. Puis il faut ajouter les pertes de la chaine logistique complète pour la production et au final, je dirais à vue de nez de 5.000 à 10.000 KWh à l’hectare de carburant càd 1,000 litres au max par hectare.

Un champ c’est comme un PV avec un rendement de ~0,5% (brut)

Le TRE, toujours le TRE et encore le TRE ^^

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Je pense aussi que cela est plus complexe, et que ce n’est pas possible de parler de biocarburants au sens large. Il faut distinguer les biocarburants de 1ère génération (<=> intrants en concurrence avec alimentation animale ou humaine), 2ème génération (<=> intrants étant des déchets organiques), voir 3ème génération à l’étude notamment par le CEA (<=> intrants étant des microalgues); mais aussi en fonction de la filière (bio-essence ou bio-diesel) et au sein de chaque filière, du procédé de fabrication (il y a deux voies principales par exemple pour le biodiesel, soit estérification qui demande assez peu d’énergie aboutissant à un carburant de qualité moyenne, soit hydrogénation bcp + énergivore mais carburant de très bonne qualité).

Ensuite, si on prend par exemple un biodiesel de 1ère génération, le TRE va intimement dépendre de l’intrant utilisé: une même surface produit 10 fois plus d’huile de palme que d’huile de tournesol.

Tout ça pour dire, que, comme souvent, les règles de trois ont aussi leur limite et qu’il ne faut pas tout jeter en bloc ! Si on veut pouvoir continuer à
avoir quelques avions dans un monde neutre en carbone, on ne pourra sans doute pas se passer de biofuel…

1,3 en énergie mais niveau GES ça donne quoi? Besoin d’engrais sans doute, avec impacts associés?

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