Faire émerger des innovations

Bonjour,

Serait-il possible de créer un groupe de travail visant à favoriser l’émergence d’innovations liées à transition et plus précisément aux différentes formes de résilience?

Afin de cadrer les pistes de réflexions :

L’idée est de se projeter dans un monde ayant fait sa transition depuis plusieurs années et où l’accès à l’énergie est beaucoup plus contraint. Le système économique serait essentiellement local avec un accès limité aux productions à bas coût.

Le principe serait d’explorer les différents thèmes de la vie quotidienne et principalement les plus importants : l’énergie, l’alimentation, la santé, les communications,…

Méthode :

Pour la méthode, on pourrait s’inspirer d’outils comme le design thinking pour faire émerger les idées et le lean startup pour les valider voire les concrétiser par la création d’entreprises.

Je sais que le shift n’est pas un do-thank mais y voyez-vous un intérêt ?

Merci pour votre retour

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Salut Gorka,

Merci pour cette proposition ! Je ne sais pas si on aura une réponse du CA, mais on va bientôt ouvrir une section du forum dédiée aux projets autonomes, donc à mettre en place par le groupe lui-même. Ca pourrait s’inscrire là-dedans, et éventuellement obtenir un soutien par la suite pour structurer ou estampiller le résultat « Shifters ».

Moi, je trouve la démarche intéressante !

Par contre, à titre tout à fait personnel, je ne crois pas que ce soit utile que ça mène à de la création d’entreprises. Parce que toute entreprise s’inscrit dans le système de libre-marché capitaliste actuel, et a donc pour vocation même à être financièrement viable dans cette société qui nous emmène dans le mur. Mais je suis peut-être juste pessimiste :slight_smile:

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Salut Laetitia,

Entièrement d’accord sur le capitalisme, de mon point de vue c’est la racine des problèmes du CO2.

Dans la façon dont je vois les choses, les innovations ne peuvent pas aboutir à une solution technique avec un modèle basé sur la réduction des coûts par l’augmentation du volume.

Le modèle économique serait basé sur une croissance « distribuée » à travers la création de multiples entreprises. Le principe est de s’inspirer des franchises ou de l’artisanat: on valide la viabilité (technique et économique) localement puis on la reproduit nationalement.

L’objectif est d’augmenter la résilience des territoires par la création d’entreprises/métier, cela n’aurait pas de sens de viser la création d’une grosse entreprise car il n’y aurait plus de résilience. Ce type de principe doit pouvoir être transcriptible dans les statuts de l’entreprise pour limiter le risque de dérive.

L’intérêt de créer des entreprises est de pouvoir proposer des solutions concrètes à la population et quoi de mieux que son voisin pour être sensibilisé aux bonnes actions :wink:

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Intéressant mais n’est-ce pas déjà ce que fait Time for the Planete ?

Time for the planet participe à cet effort de proposition en essayant de faire émerger/déployer des technologies permettant de réduire le CO2.
Ici, l’idée serait de faire des propositions concrètes pour augmenter la résilience des territoires en ne visant pas directement une technologie impactant à grosse échelle mais en validant localement des solutions puis en les déployant à l’échelle nationale.

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ptet encore pas exactement ce que tu envisages, mais il y a le Low Tech lab dans la même veine, qui partage à travers le monde des idées qui marchent localement !

Dans cette veine là j’ai aussi :

et

Sources qui ne sont pas parfaites, mais sur lesquelles on peut trouver des technologies intéressantes

De mon point de vue, le low-tech est intéressant mais pas suffisant car il s’adresse à des personnes bricoleuses. Je vois le low-tech comme la première étape de tout produit: la phase de maquettage ou POC « Proof Of Concept » mais le passage à l’échelle nécessite d’apporter de la fiabilité et/ou de la compétence afin de proposer des solutions au plus grand nombre.

De plus, les techniques low-tech ne sont pas forcément durables, par exemple les panneaux PV ne sont pas réparables du coup, cela pose la question de quelle solution on adoptera dans 25ans quand il y aura une grosse tension sur l’énergie et donc l’approvisionnement des panneaux.

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L’approche de solarimpulse est intéressante, cela pourrait être une mine d’idée pour proposer des solutions concrètes localement.