Ces travailleurs qui se déplacent chez nous, prolétaires de l'algorithme, une illustration décalée de la distinction Sobriété/ Pauvreté de JMG

Quand le numérique sert les plateformes qui nous permettent de consommer à domicile

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L’émission illustre l’exploitation des petits transporteurs indépendants qui travaillent pour des chaînes de distribution à domicile. Ils travaillent pour une misère et sont contrôlés par des algorithmes qui valent largement la pointeuse de l’usine et son taylorisme de la cadence. Obligés d’abattre un travail considérable pour gagner un minimum, ils se trouvent en outre parfois prisonniers d’une forme de racket car le nombre de déplacements à effectuer n’est pas toujours suffisant pour le nombre de candidats transporteurs et génère donc un marché noire de la revente des courses à effectuer.
On peut faire le parallèle avec le propos de JMG quand il explique que d’un côté la sobriété est l’effort que nous décidons d’entreprendre pour limiter les émissions carbone ou préserver les ressources en vue d’en répartir les bénéfices le plus équitablement possible entre tous et d’autre part la pauvreté est le fait que cela nous soit imposé par la physique ou/et un pouvoir politique. En quelque sorte les coursiers de l’Ubérisation sont les pauvres d’une consommation que nous ne sommes pas capable de rendre plus sobre. Leur exploitation nous permet de continuer à bénéficier des biens disponibles avec le moindre effort personnel.

L’ubérisation est un phénomène ainsi qu’un processus qui concerne tous les secteurs d’activités, sans distinction, et qui définit un procédé par lequel un business model se focalise sur les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) pour entrer en concurrence directe avec les acteurs et usages traditionnels pratiqués dans tous les secteurs d’activités.