Arthur Keller - Conférence de grande qualité - Les Grands Enjeux de Notre Temps : Des Défis Systémiques

Bonjour à tous !
Je vous partage une excellente conférence d’Arthur Keller qu’il a donné à CentraleSupélec il y a un peu plus d’un mois. https://www.youtube.com/watch?v=OrDASn1Igv8&t=4492s

Il y fait un constat très complet, très référencé avec une vision systémique très percutante. Il montre l’importance de comprendre le problème avant de proposer des solutions.

La conférence dure 3 heures et elle vaut le coup d’être vue, c’est du niveau de Jancovici ou Gaël Giraud avec une autre approche.

N’hésitez pas à partager vos réactions sur ce fil si vous le souhaitez :slight_smile:

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Pour ma part je suis déçu, cette conférence s’apparente à du « model dropping » sans explication. On sent bien qu’il a lu beaucoup de choses, et qu’il essaye de les connecter, mais il n’y a aucune démonstration. J’aurai préféré qu’il passe plus de temps sur certains points, comme le TRE ou les modèles intégré comme World7, en s’épargnant ce qui est visible ailleurs. Parler du modèle World7 sans évoquer les limites du modèle World3 (linéaire, 1er ordre, sans agent) c’est très dommage pour des élèves ingénieur qui étudient les systèmes complexes. Là c’est brouillon, et on passe beaucoup de temps à l’entendre se plaindre des autres, ou à évoquer l’ultracrépidarianisme sans aucune utilité pour son message.

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J’avoue que je suis assez sensible à cette analyse. Moi en spécialiste de droit public et assez politisé c’était plutôt les aspects institutionnels du discours qui ne me convainquent pas du tout… Je ne crois absolument pas à l’effondrement avec résilience de petites unités locales autonomes. C’est un peu facile comme discours anti système.

Benoit, pourquoi n’y crois-tu pas ? je suis intéressée de connaitre tes arguments.

Pour ma part, j’ai compris que le principe des Villes en transition (évoquées régulièrement par JM J et G Giraud) reposait justement sur des ‹ petites unités locales autonomes › en réseau.

Beaucoup d’espèces animales fonctionnent sur le principe des ‹ petites unités locales autonomes ›, dites ‹ colonies › dans le jargon : canidés, primates non humains et j’en passe.
Ce sont des groupes à taille… humaine, de petite taille je veux dire, qq familles, avec des affiliations, et de la régulation des conflits.
Ces unités sont également fonctionnelles pour que, dans le cas où il y a passage d’un virus d’une espèce à l’autre, seulement 1 colonie ne soit décimée, i.e. l’espèce survie (via les autres colonies) car… pas en réseau. Seulement qq individus passent d’une colonie à l’autre ponctuellement -ça brasse les gènes.

Nous, nous devrions être en mesure de déconnecter les réseaux si nécessaire donc. Pour, par ex, les prochains virus.
Voilà en très bref pour quoi je pense une telle organisation fonctionnelle pour amortir les chocs : à taille humaine / affiliation / entraide / résolution facile des conflits au sein de l’unité, ET réseaux pour les échanges de biens et de services mais qui soient déconnectables pour limiter la propagation des maladies.

J’avais vu cet exposé. J’avais bien apprécié. Je dirai qu’il faut de tout pour faire un monde.
Ici, pour transmettre de l’information et stimuler les projections mentales (imagerie mentale) vers d’autres façon de vivre (les narratives / storytelling cf Rob Hopkins) pour préparer à l’action (idéomotricité utilisée dans l’entrainement sportif par ex).

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Comme prof, j’essaie de me mettre à la place du personnage.

  • Donner de l’information
  • Tenter de faire réfléchir et de faire réfléchir « large » de manière systémique. (Alors que, manifestement, c’est très peu le mode de travail en lycée dans les matières scientifiques)
  • Tenter de montrer l’aspect inéluctable sans toutefois décourager…
  • Enclencher in fine une dynamique dans l’esprit des étudiants

Pas simple ! Et selon moi pas si mal fait.

Bonne journée

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J’aimerais bien relancer ce sujet et comprendre pourquoi l’approche de Arthur Keller qui vise à promouvoir une action au niveau des collectivités territoriales ne remporte pas l’adhésion. Je suis en phase avec son discours lorsqu’il parle d’agir à cette échelle là en priorité. Toutefois, il prend l’effondrement du système comme acquis dans son analyse. Dans le cadre de cette hypothèse, il évoque que la résilience se fait à cette échelle. D’ailleurs, c’est ce qui s’est toujours fait jusqu’à l’avènement du charbon et du pétrole non ? Même si la France en tant qu’Etat existe depuis quelques centaines d’années, les régions et les localités avaient beaucoup + de l’attitude qu’aujourd’hui. Je trouve que repenser à cette échelle est le plus motivant, plus haut c’est trop complexe et plus bas c’est trop peu utile.

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Il faut faire « Le village des Shifters », en campagne.
Qui ? Où ?
Je suis partante.

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Selon le sondage se loger / Opinionway : 48% des futurs acheteurs ciblent une agglomération de moins de 20 000 habitants. Ils étaient 16% en Mai 2020.

J’ai constaté ça avec pas mal d’amis agents immobiliers dans la région. Ils n’ont presque plus de biens à la vente, la spéculation sur les biens en province dans les villages est folle. Les prix pratiqués s’envolent jusqu’à 20 à 30% + cher qu’en 2019 tellement qu’il y a de la demande et peu d’offres.

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